Jeudi 5 avril 2007
EPIDODE XXI : COPACABANA …
« Là au Copa, Copacabana
Le coin le plus chaud
de La Havana
Là au Copa Copacabana
Passion et musique, ce sont les mots magiques
Là au Copa »

Le vol Easyjet 268 venait enfin d’atterrir à La Havane. Après 36 heures de vol (l’avion avait d’abord atterri à Londres, puis Bruxelles, Pointe-à-Pitre, Saint Domingue, Miami et enfin Dallas avant de bifurquer vers La Havane).

Sophie se sentait bien, elle avait demandé au commandant Quouisje son accord pour retrouver l’inspecteur Bpush et celui-ci lui avait donné son accord avec sa nonchalance habituelle : « Allez vous faire fou.tre où vous voulez Topgratu ! C’est bien le dernier de mes soucis ! ».

Enfin, elle était sur le terrain, autant dire que son cœur battait à 100 à l’heure tandis qu’elle s’approchait du terminal où devait l’attendre Dicarno, le contact des Services à Cuba.

Dicarno avait du sang créole, ça se voyait rien qu’à sa trogne, se dit-elle en le toisant du haut de son mètre quatre vingt deux. U sang créole sûrement, mais aussi une sale habitude cubaine de fumer d mauvais cigares, forcés qu’ils étaient de laisser la production filer vers d’autres cieux plus fortunés.

- Où êtes-vous descendue ?, lui demanda Dicarno dans un franglais aussi approximatif que son bronzage.
- Au Fidel Motel, on m’en a dit beaucoup de bien, répondit prudemment Sophie.

La mention de l’hôtel où était descendue Sophie, ou bien était-ce son accoutrement de touriste, valut un sourire édenté à la jeune femme. Dicarno avait beau faire le beau quand il envoyait ses rapports aux Services, il ne pouvait plus rien cacher de sa nanitude à la brave Sophie qui enregistra mentalement d’en parler à qui de droit lors de son retour au Quai.

- Commençons par le commencement, dit-elle, où est l’inspecteur Bpush ?
- Quien es ?, répondit l’effronté.

La réponse de Dicarno plongea Sophie dans un abyme d’inquiétude. S’était-elle trompée de pays ? Elle avait pourtant bien sondé les forumeurs de Bourso avant de choisir cette destination … Bpush avait-il choisi de déplacer le cadre de son enquête à la dernière minute ?
Par bi.p (krach ton venin) - Publié dans : histoire à tiroir
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Jeudi 5 avril 2007
Episode XX: miam miam Miaouu
quelques oeufs d'esturgeons adhéraient encore aux moustaches de l'infâme Miaouu .

Le retors greffier les écarta d'une patte négligente et ronronna d'aise en savourant la parfaite réussite de ses plans quand soudain...


Un brouhaha enfla enfla et devint vite un vacarme insupportable.


Quelle est la cause de ce remue -ménage s'enquit le félin auprès de son sbire haussier Elfennec Prechter.


Le fennec se coula souplement jusqu'à la fenêtre et descendit le long de la gouttière jusqu'aux manifestants puis revint informer son maitre.


"Sire, c'est une révolte, des sans-logis, je crois, il n'ont plus d'appartement."

"Qu'ils achètent des hôtels particuliers, alors"

"Mais leur chefesse insiste pour vous rencontrer"

"Une cheffesse tient donc, mais quel est son nom?"

"Elle s'appelle Gérin la rouge et ne semble pas commode"


Sitôt ces mots prononcés apparu dans un grand fracas de portes brisées et de Sèvres renversés, l'impavide Sylphide.


Sa combinaison de Cuir rouge moulait ses formes avantageuses.

La Vaillante Walkyrie fit claquer son fouet et le matou apeuré se réfugia sous une table.


D'une voix rendue chuintante par le couteau glissé entre ses dents elle lit la sentence sans appel du peuple.


Un éclair jaillit, le couteau fendit l'air et avec une précision toute chirurgicale ouvrit le ventre de l'infortuné félin.

"J'ai désormais les tripes du dernier spéculateur , je pourrai ainsi pendre le dernier Bankster"


Par npasaran (gerin 127 is back) - Publié dans : histoire à tiroir
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Jeudi 5 avril 2007
EPISODE XIX : PENDANT CE TEMPS, QUAI DES ORFEVRES

Sophie Topgratu se rongeait les sangs : où avait pu passer son supérieur Bpush ?

Elle se sentait comme la Money-Penny de la farce, pendant que son James faisait la bringue aux 4 coins du monde, elle devait se contenter de faire des recherches pour lui sur la toile.

Mais que chercher ? Dans quel pays pouvait-elle trouver l’origine de ce fameux « projet Rastignac » ?

Elle avait bien pensé à quelques pays chauds et à la fiscalité avantageuse tels que les îles Caîmans ou même les Anglo-Normandes, mais n’arrivait pas à se faire à l’idée que Bpush menait seul son enquète.

Quoi ? Pas d’expérience ? Cela faisait maintenant six mois qu’elle travaillait sous ses ordres et pas une fois il n’avait tenu compte de ses remarques.

Ce ne sont pourtant pas les idées qui lui manquaient, à Topgratu ! Issue d’une longue lignée de policiers (son père Pdidier avait été MP en Algérie …), elle savait qu’après l’école de police dont elle était sortie major (enfin dans les dix premières, personne n’avait besoin d’en savoir plus), elle avait une carrière toute tracée …

Bon sang, si Bpush ne donnait pas signe de vie dans les vingt-quatre heures, elle irait voir le Commandant Quouisje pour lui demander la permission de mener sa propre enquète !

Et s’il n’était pas d’accord, Hasta la Vista la compagnie, elle partirait pour de bon cette fois, au Brésil ou en Tanzanie !
Par bi.p (krach ton venin) - Publié dans : histoire à tiroir
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Jeudi 5 avril 2007
Episode XVIII : Attentat manqué
Le soleil réchauffait doucement la Mégane. Quand Bpush ouvrit la porte, il y eut comme une lente explosion de reblochon fétide, une véritable bombe chimique. Il sortit les chaussures d'occase pour les balancer dans le caniveau, mais, vieux réflexe écologique, il préféra s'en débarasser dans la Z3 décapotée qui avait eu la mauvaise idée de se garer derrière lui.

Bpush aimait ce métier... il ne lui restait plus qu'à prendre quelques notes qu'il taperait plus tard dans son rapport.

"B. Arnault : Qq affaires dans le luxe et l'immo de montagne. RAS."
"Trollpe " ... il aimait pas mettre les vieux potes en fiches. "Immo de montagne. Travaile avec B.A. Montages financiers à base de èssecépéhi (?) Revente aux Chinois. RAS."
"Deago. Fou dangereux. Krachiste. Veut tuer le Marché (sic). A interpeller de toute urgence".
Poisse ! Pourquoi l'avoir relâché ? Il aurait du le dézinguer en douceur pendant la garde à vue, y aurait plus eu de problème. Pu-tain de légalité républicaine !

L'enquête avait été rondement menée.
Il aimait les choses simples et la satisfaction du devoir accompli.


Un large sourire l'illumina.
Il savait qu'Elle était là, toute proche, et qu'Elle l'attendait.
Elle allait le faire mourir de Plaisir...

... la piste noire des Suisses !
Par pbush - Publié dans : histoire à tiroir
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Jeudi 5 avril 2007
Episode XVII : Luxe Calme et Volupté
Le réceptionniste était stylé, mais quelque peu figé. "Monsieur Arnault vous prie de bien vouloir monter, Inspecteur". L'ascenseur soupira d'aise en arrivant au 3ème étage. Arnault l'attendait.
- Bonjour, Monsieur Arnault.
- Entrez, je vous en prie, et installez-vous.
La moquette était profonde, le soleil matinal s'engouffrait par les larges baies vitrées. Luxe, calme et volupté.
- Inspecteur... comment déjà ??
- My name is Bpush. James Bpush.
- ahah. Et vous prendrez probablement une vodka-Martini au shaker, pas à la cuillère, Inspecteur Bpush ?
- Yes. Shaken not stirred, avec une olive verte. Ceci dit, de bon matin, je serais presque preneur d'un Bollinger 1983. On ne vit que deux fois !
Arnault blêmit, et son regard bleu acier se fit plus dur.
- Inspecteur Bpush, savez-vous ce que signifient les quatre lettres LVMH ?
- euh... non. Le Vieux Meuble Haut-Savoyard ? ... ah ben non, y a un S en trop. Dites voir ?
- Louis Vuitton Moët-Hennessy. Je serai ravi de vous offrir un Moët & Chandon, certainement pas un Bollinger. Maison indépendante, capital verrouillé. Pas d'OPA possible.
- ... pas dopé, ah ?
- Pas d'OPA. Vous êtes énervant, à la fin. Venons-en au fait, que cherchez-vous ?
- Qu'est-ce que Trollpe vient faire chez vous ?
- Juste quelques affaires. Parfaitement légales.
- Vous pourriez m'en dire plus ?
- Si cela reste parfaitement confidentiel.
- OK. Parole de flic, comme dirait Delon.
- Que voyez-vous par cette baie vitrée, Inspecteur ?
- La Saulire. Et j'ai même l'impression qu'il n'y a pas grand-monde sur la piste des Suisses. Pourtant la neige doit être bonne ?
Arnault tapota nerveusement de ses doigts fins le bureau acajou.
- Certes. Mais vous voyez surtout une immense réserve foncière. Im-pre-nable. Sauf au compte-gouttes. Vous savez pourquoi ?
- ... ??
- Parce que ce qui est rare est cher. C'est pas nouveau, les économistes disaient déjà ça il y a 2 siècles.
- ah oui ! Smith & Wesson.
- c'est cela. Et les riches ADORENT ce qui est rare et cher. Faut savoir tenir son rang, mon vieux.
- Bon, quel rapport avec Trollpe ?
- J'y viens. Courchevel 1850 a fait le plein. PDG du CAC, hommes d'affaires internationaux, stars de ciné. Sans compter toute la dynastie des d'Estaing. Plus de place. Mais on ne va pas dévaluer notre foncier en prenant sur la montagne pour accueuillir n'importe qui. Ce serait un peu comme si je vendais du Dior en hypermarché !
- ben oui. Les fragrances de "Poison" intoxiqueraient les caissières et feraient fuir le client...
- Le vrai problème, c'est le milliard de chinois. Avec leur croissance à 10%, il suffit qu'il y en ait un sur mille qui devienne vraiment riche, et alors...
- ... et alors ?
- Vont vouloir étaler leur pognon, c'est humain, et consommer ostentatoire comme des paons. LVMH est là pour satisfaire leurs moindre désirs, pourvu qu'ils soient luxueux. Le plus grave, c'est qu'ils vont aussi vouloir s'installer dans des endroits classieux. Manhattan, Genève, Monaco, Paris triangle d'or, Courchevel. Vous saisissez ?
- Non.
- On va pas les accueillir à Courch 1850. Pas assez de place, beaucoup trop de niakoués. Les Russes, eux, sont de type caucasien, si je puis dire. En plus, il n'y a rien de plus ridicule qu'un chinois bronzé, on dirait du beurre qui a trop cuit. White Power.
- mmouii... et Trollpe dans tout ça ?
- il rafle tout ce qu'il peut au-dessous, à Courch 1650. Terrains, immeubles, chalets... Et il fourre tous ces actifs dans des SCPI. Ensuite, on loue aux blaireaux.
- Quels blaireaux ?
- Pas d'importance. Cadres sup, médecins libéraux, dentistes, ... les CSP +. Tous ceux qui seront ravis de bêler dans leurs dîners en ville "on a passé une semaine à Courchevèèl..." Ils diront jamais qu'ils étaient à Courch 1650. C'est le principe du Suchard : mettre de la bouffe industrielle dans du papier doré, et faire déguster par un soi-disant ambassadeur.
- Pas bête...
- Sur 10 ans, on fait monter les loyers. Plus c'est cher, plus le blaireau est content. Et on a prévu les produits dérivés : un gros éleveur de Mayenne va monter un parc d'attractions en partenariat avec Disney, histoire de montrer aux petits parisiens comment les vaches fabriquent du lait en packs et comment les marmottes emballent le chocolat dans du papier alu. 50 euros l'entrée, 5 euros le litre de lait.
- Rentable...
- Je ne le vous fais pas dire, Inspecteur. Mais il y a mieux. Dans 10 ans, quand les chinois riches auront bien engraissé, on leur refourgue les actifs immobiliers plein pot labellisés "Courchevel Touch" et on dissout les SCPI. Taux de rendement interne : 19% annuel. Trollpe pense même faire mieux en finançant les acquisitions par des emprunts libellés en yens et swappés.
- ...souapés ? euh bon pas d'importance... Vous connaissez Deago ?
- Oui. J'ai voulu l'intéresser à nos affaires. Je suis un créateur de Valeur, moi. Mais lui veut tuer le Marché par l'abondance de l'Offre. C'est un fou dangereux. Baissier. Krachiste, même. L'Abondance est la pire des choses, Inspecteur ! J'espère que j'ai satisfait vos interrogations ?
- Lumineux ! Merci, Monsieur Arnault...
- Au revoir.


(à suivre)
Par bpush (...proprio toujours) - Publié dans : histoire à tiroir
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Jeudi 5 avril 2007
         
   
Episode XVI : Bons baisers de Russie
Déjà une heure que Bpush tournait lentement dans le village rupin au volant de la vieille Mégane diesel du Service, sans savoir que faire ni où aller. Il circulait toutes vitres ouvertes et pouvait presque humer l'air printanier de la montagne, si ce n'était cette suffocante odeur de vieux reblochon qui se dégageait des chaussures de ski pourtant planquées dans le coffre. "Des grolles d'occase, plus jamais", se jura t-il. Prévoyant, il avait quand même emporté sa vieille paire, sait-on jamais.

Une panthère des neiges sortit d'un 4 étoiles et glissa furtivement sur le trottoir. Fasciné, il croisa son regard immensément bleu et ne put se retenir : "Je vous aime, I love you, Ich liebe dich !" La féline créature resta un moment interloquée, puis répondit à son interjection avec un sourire éclatant et un accent slave à couper au sabre de cosaque, mais si terriblement sexy : "Aah vous les frrançais, vous êtes tous parrreils... L'Amourr, toujourrs l'amourr ! Bons baisers de Russie, Tovaritch !"
Elle avait sur les épaules une fourrure qui représentait l'équivalent de 4 mois de son salaire de flic de base. Aucune chance. Mais pourquoi les femmes de riches sont-elles si belles ?

Machinalement, il tripotait dans sa poche le forfait Courchevel 1850 que Deago lui avait refilé. Il pensait peut-être soudoyer un fonctionnaire de police ? Le c0n. Aucune preuve à charge. Le temps de sa garde à vue s'était écoulé, et il avait bien fallu le relâcher. Légalité républicaine. Dommage.

Bizarre, quand même...
Deago avait inscrit au feutre noir "BARJO" sur le forfait, avant de le lui tendre dans un demi-sourire. Y avait-il là un Da Deago Code, dont la révélation pouvait changer l'avenir de l'humanité ?

Quouisje l'avait chargé de l'enquête, et il était là, à errer sans but dans Courch 1850... "BARJO" ?


Y a pas que les femmes de riches qui sont belles... leus bagnoles aussi. Une Jag, une BM série7, un (petit) Range, une BX4...
Une BX4 ??
Fait un peu tâche dans le paysage, celle-là. Coup de frein brutal. On dirait la voiture de Trollpe... Sur le pare-brise, le petit auto-collant en forme de coeur "Paris, I love the 5ème" ne laissait plus aucun doute. Bpush gara sa bagnole. Celle de Trollpe créchait juste au-dessous du fabuleux chalet de Bernard Arnault.

Flash !! Euréka !
BARJO ! Bernard Arnault Rue des Jeux Olympiques !


(à suivre)
Par bpush (proprio toujours) - Publié dans : histoire à tiroir
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Jeudi 5 avril 2007
XV un peu de poésie
Luisante, visqueuse et tiède, elle coule. Trace virile.
Dans chaque interstice, et du plafond jusqu'au parquet
d'un Robien de province ou d'un nanard de centre-ville.
Dans un souffle rauque et à la force du poignet
La trace tiède encore, du passage d'un murophile.
Par Encheval (gardarem lou nasdaq) - Publié dans : histoire à tiroir
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Mercredi 28 mars 2007
Episode XIV : back to paris
La fenetre du bureau donnait directement sur la façade inachevée du foyer en construction.

Le ménage était fait, impeccable comme à l'accoutumée. Une journée bien ordinaire, malgré la légère trace mal nettoyée, laissée par une araignée pulvérisée par une charentaise devenue folle.

Guidice entra sollenellement dans l'officine a s'assit sur le tabouret qui remplaçait timidement le fauteuil hérité 28 ans plus tôt, et dont les roues finissaient par entamer le lino.

Il dénoua l'élastique qui tenait le courrier du jour, lu rapidement le paru-vendu sans grand intérêt, inspecta les 2 flyers de l'agence immobilière récemment inaugurée, et s'arreta sur le publipostage d'un motobécane qui venait d'ouvrir deux rues plus loin....

En dévalant calmement l'escalier qui le reliait au monde pédestre, guidice repensait à tous ces cOns qui le gouvernaient ; il en avait vu d'autres, rien d'alarmant en fait. Il passa tranquillement devant le local à vélo, marqua une hésitation, poussa la porte de l'immeuble et s'engoufra chez les vivants.


Les vivants de motobécane vendirent un vélo, un premier prix. Robuste, mais sans option.
Les vivants du quartier lui passèrent le bonjour sur le chemin.
Les vivants en voiture pestèrent lorsqu'il traversa nonchalemment en dehors des clous.

Ah ah!

- Je traverse comme je veux, je suis libre. Je suis Guidice, vous m'entendez, GUIDICE!!!


Assis sur la plage, il regardait un tas d'algues pendant que le soleil se couchait superbement pour attirer l'attention.
Son vélo pris son courage à deux roues et lui dit tout le mal qu'il pensait de sa voisine. Pure calomnie, le vélo sortait de chez le marchand, et ne connaissait rien de la vie du pauvre fonctionnaire.

Il s'entretint longuement avec ce satané bicloon, et s'endormit, sur la plage déserte et dangereuse.

Au petit matin, guidic10 se réveilla dans les bras de Rossinante. Il l'enfourcha, mangea les 3 sucres que sa poche contenait en toute circonstance, et pédala porté par la grâce jusqu'à l'autoroute qu'il prit à contre sens sur la bande d'arrêt d'urgence.

Emporté par sa fougue, il brandit une algue sèche et ordonna : "Rossinante! mène moi à Paris et à ses intrigues!"
Par Quouisje - Publié dans : histoire à tiroir
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Mercredi 28 mars 2007
Episode XIII : Un coup de foudre
Elle traversait le hall du Ritz-Carlton. Il la vit. Il l’aima.

Boyetto, Boyetto, Boyetto. Il se surprenait parfois à murmurer son nom, lors de ces réunions à Francfort ou à Bruxelles, partagé entre la peur d’être entendu et le désir de l’être. Manuel Barroso lui aurait demandé : « Mais c’est qui Boyetto. C’est quoi ? », et il aurait répondu : « C’est celle que j’aime », ou, mieux encore, « Ce n’est rien », alors que Boyetto, pour lui, c’était TOUT.

Elle lui avait réappris à sentir, à attendre, à, espérer. Souvent, après une longue négociation, il lui téléphonait, sachant pertinemment qu’elle n’était pas chez elle, juste pour entendre le son de sa voix : « Bonjour vous êtes bien chez Boyetto, laissez un message après le P.bi, hello, this is Boyetto, please, leave your message after the Bi.p». Il rappelait 10 fois.

Son épouse Matagau n’avait pas démérité, mais leur relation s’était délitée : c’était une grammairienne subtile, certes, mais on se lasse vite des interminables discussions sur les mérites comparées du Grevisse et du Bescherelle. Il l’avait délaissée. Elle s’était consolée. Un soir, elle lui avait officiellement annoncé avoir pris un amant avec qui elle vivait une passion absolue, à la limite du SM, semblait-il. Comment s’appelait ce type déjà : Quentenje, Quevoisje ? Non Quouisje, voilà, c’était ça!

Ca lui avait presque fait plaisir. Maintenant il était entièrement libre pour Boyetto : il passait ces week-ends à Toulouse et ces vacances en Mayenne dans le gîte rural de son frère Loran. Elle lui cuisinait du canard aux olives, du cassoulet au foie gras, des omelettes aux truffes. Et des crêpes à la confiture. Ca le changeait des soufflés au malabar que les stars de la nouvelle cuisine lui imposaient à chaque dîner officiel.

Grâce à elle, il avait enfin compris qu’il n’y avait pas que l’inflation dans la vie. Il y avait aussi la déflation.

Il alluma la télé : « C’est avec surprise, puis avec joie, que les marchés financiers européens ont appris la décision de la BCE de baisser ses taux directeurs de 0,5%, entrainant immédiatement une flambée de toutes les places boursières européennes. Les valeurs bancaires ont particulièrement flambé, car les marchés s’attendent à une forte reprise des investissements immobiliers par les ménages et à une croissance de la demande de prêts ».

Ever since that night we’ve been together.
Lovers at first sight, in love forever.
It turned out so right,
For strangers in the night.

Toubidoubidou
Par Alenval - Publié dans : histoire à tiroir
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Mardi 27 mars 2007
Episode XII : le gang de la marmotte
Episode XII : le gang de la marmotte

Dicarno arriva à la propriété. Un homme était assis de dos, devant la grange, et briquait consciencieusement un Nain de

jardin.

Dicarno renonça à une approche discrête.
"Faut etre prudent sur ce coup là, la dernière fois que j'ai surpris ma cible, je me suis réveillé en traumato à la

Salpetrière. Et ici, l'hopital le plus proche doit etre à Montauban ou Albi. Je ne tiens pas à casser ma pipe ici au milieu

de ces horribles nains"

- Monsieur Théodore Itus?
- que lui voulez-vous? répondit l'homme qui continuait à frotter l'objet.
- Je travaille pour mr Harry.
La main de l'homme se crispa sur son chiffon. Il se mit à astiquer nerveusement l'oreille droite de Grinc.heux.
Après 2 secondes d'hésitation, il se leva
- Il n'est pas là. Smith,John Smith, enchanté, que puis-je faire pour vous?"
- c'est ennuyeux, je viens de Brie Comte Robert. Mon client souhaite retrouver Theodore Itus, avec lequel il a fait affaire

il y a peu. Une histoire de foncier constructible qui ne l'était pas, vous voyez ce que je veux dire....?
- non. Je vends des tracteurs et j'organise des co.mbats de nains de jardins. Si vous le voulez bien....., j'ai encore timide

et simplet à terminer avant la tombée de la nuit. Au revoir.

Dans le train couchette qui le ramenait dans son Brie natal, Dicarno faisait les comptes.
98€ pour le train, 65€ de taxi, 10,80€ pour la pitence du café de la gare à montauban....
J'ai perdu ma journée, et la trace du bonhomme. Je vais tenter une autre piste, un certain christ paa.al, qui a prodigué des

conseils à mon client via internet. D'ailleurs faudra que j'm'y met te à internet.


Paris, quai des orfevres, secrétariat du commaissaire 8 avril 3h00 AM GMT : le télécopieur de 2 ème génération se met à

crépiter. Puis le silence, et quelques mots sur le papier listing à trou.

Topo sur le club41.
==================
Infi ltré par le dangereux gang de la marmotte / club 41 leur sert de couverture
Financé par les très lucratifs et interdits combats de nain de jardin dans le tarn
Les amis de la marmotte : Deago, Theodore Itus, matagau.
Les en nemis de la marmotte : les autres.
Date : 8 avril midi
Cibles : les places boursières
objectif : destruction de l'économie de marché.

signé : MoisLanskStauff
Par quouisje - Publié dans : histoire à tiroir
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